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Données publiques · mise à jour mensuelle

Baromètre des défaillances du bâtiment

Combien d'entreprises de la construction entrent en redressement ou en liquidation judiciaire, et dans quels métiers ? Chiffres calculés à partir des annonces du BODACC et du répertoire SIRENE, avec une méthode fixe, publiée et comparée chaque mois à la série officielle.

Jugements de août 2025 à juillet 2026 · calculé le 19 octobre 2026 · aucune entreprise n'est nommée ni identifiable

14 104défaillances d'entreprises de la construction en 12 mois−3,0 % sur un an (14 544 un an plus tôt)
2,2 %des sociétés du bâtiment ont connu une défaillance en 12 mois10 797 sur 483 530 sociétés actives au 1er août 2025, hors promotion immobilière
70 %sont des liquidations directessans passer par un redressement : l'activité s'arrête
6,4 ansâge médian de l'entreprise au jugementde la création au jugement d'ouverture · taux selon l'âge

Mois par mois

Défaillances de la construction par mois de jugement, sur trois ans. Les creux d'août coïncident avec le service allégé des tribunaux en été, et septembre compte parmi les mois les plus chargés ; la série officielle, publiée par trimestre, montre le même creux au troisième trimestre.

02505007501 0001 2501 500août 2023 : 325sept. 2023 : 1 167oct. 2023 : 1 282nov. 2023 : 1 283déc. 2023 : 1 101janv. 2024 : 1 225févr. 2024 : 1 217mars 2024 : 1 375avr. 2024 : 1 172mai 2024 : 1 229juin 2024 : 1 325juil. 2024 : 1 247août 2024 : 297sept. 2024 : 1 407oct. 2024 : 1 373nov. 2024 : 1 391déc. 2024 : 1 448janv. 2025 : 1 237févr. 2025 : 1 210mars 2025 : 1 347avr. 2025 : 1 243mai 2025 : 1 176juin 2025 : 1 210juil. 2025 : 1 205août 2025 : 299sept. 2025 : 1 451oct. 2025 : 1 367nov. 2025 : 1 297déc. 2025 : 1 141janv. 2026 : 1 322févr. 2026 : 1 261mars 2026 : 1 324avr. 2026 : 1 285mai 2026 : 946juin 2026 : 1 327juil. 2026 : 1 084janv. 2024juil. 2024janv. 2025juil. 2025janv. 2026juil. 2026
Foncé : les 12 mois de la période de référence.

Par métier

Métier selon le code d'activité (NAF) de l'entreprise au répertoire SIRENE. Le nombre de défaillances dépend d'abord du nombre d'entreprises du métier ; le taux les rapporte aux sociétés du métier : 2,6 % en maçonnerie et gros œuvre signifie que, sur 1 000 sociétés de ce métier actives au 1er août 2025, 26 ont connu une défaillance dans les 12 mois. Aucun de ces chiffres ne dit rien d'une entreprise en particulier.

MétierDéfaillances (12 mois)Sur un anTaux (sociétés)Liquidation directeÂge médian
Maçonnerie et gros œuvre2 779−12,5 %2,6 %67 %5,7 ans
Électricité1 359−2,4 %2,1 %70 %6,2 ans
Menuiserie, serrurerie, agencement1 203−3,6 %1,9 %68 %8,3 ans
Peinture et vitrerie1 167+8,2 %2,2 %70 %6,4 ans
Plomberie, chauffage, climatisation1 162−4,0 %1,7 %73 %7,5 ans
Construction de maisons individuelles945−9,4 %2,2 %78 %5,6 ans
Plâtrerie805+4,4 %3,0 %71 %6,2 ans
Promotion immobilière724+6,9 %—86 %7,1 ans
Métier non précisé (activité déclarée seulement)678+27,9 %—58 %—
Charpente et couverture627+10,6 %2,0 %67 %7,4 ans
Autres travaux spécialisés (étanchéité, structures…)537−7,3 %2,5 %70 %6,1 ans
Carrelage et revêtements532−16,4 %2,5 %71 %6,8 ans
Démolition, terrassement, forage498−3,5 %1,9 %65 %6,5 ans
Isolation et autres installations391+7,7 %3,0 %73 %5,8 ans
Construction d'autres bâtiments370−14,2 %2,3 %75 %6,8 ans
Autres travaux de finition2000,0 %2,1 %74 %7 ans
Travaux publics et génie civil127+0,8 %1,7 %56 %6,3 ans

Taux : part des sociétés du métier actives au 1er août 2025 qui ont connu au moins une défaillance dans les 12 mois suivants. Promotion immobilière : taux non publié, car non comparable (71 % de ces sociétés sont des sociétés civiles, une forme presque absente des métiers de travaux). Métier non précisé : entreprises rattachées par l'activité déclarée dans l'annonce, sans effectif de référence.

Selon l'âge de l'entreprise

Part des sociétés du bâtiment (hors promotion immobilière) actives au 1er août 2025 qui ont connu une défaillance dans les 12 mois suivants, selon leur âge à cette date.

0 %1 %2 %3 %4 %5 %Moins d'un an : 1,2 % (328 sur 27 506)1 an : 3,4 % (1 045 sur 30 563)2 ans : 4,1 % (1 243 sur 30 075)3 ans : 4,1 % (1 212 sur 29 461)4 ans : 4,1 % (1 126 sur 27 303)5 ans : 4,0 % (820 sur 20 447)6 ans : 3,9 % (782 sur 19 860)7 ans : 3,3 % (573 sur 17 430)8 ans : 3,3 % (516 sur 15 794)9 ans : 3,2 % (458 sur 14 299)10 ans : 2,5 % (313 sur 12 760)11 ans : 1,9 % (258 sur 13 329)12 ans : 1,3 % (190 sur 14 256)13 ans : 1,4 % (228 sur 16 304)14 ans : 1,1 % (180 sur 16 819)15 ans : 1,0 % (158 sur 16 168)16 ans : 0,7 % (110 sur 15 945)17 ans : 0,6 % (118 sur 19 808)18 ans : 0,6 % (114 sur 18 156)19 ans : 0,7 % (111 sur 15 327)20+ ans : 1,0 % (914 sur 91 920)01234567891011121314151617181920+
Âge de la société au 1er août 2025, en années révolues (0 : moins d'un an).
  • Moins d'un an : 1,2 %. Les sociétés les plus jeunes connaissent moins souvent une défaillance dans l'année qui suit que celles de 1 à 10 ans.
  • De 2 à 5 ans : 4,1 %. C'est l'âge où le taux est le plus élevé, environ une société sur 24.
  • 10 ans et plus : 1,1 %.

Un taux décrit un ensemble de sociétés, jamais l'une d'elles : à tout âge, plus de 95 % des sociétés n'ont connu aucune défaillance dans l'année. Le geste utile ne dépend pas de l'âge de l'entreprise : vérifier son état le jour du versement et garder un acompte mesuré (voir aussi entreprise récente).

Ce que ces chiffres disent — et ce qu'ils ne disent pas

  • Une défaillance est un fait judiciaire : l'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation. Elle ne dit rien de la qualité du travail ni de l'honnêteté d'une entreprise.
  • Pour un client, son effet concret est l'acompte : versé à une entreprise qui entre en liquidation, il est presque toujours perdu (acompte et liquidation).
  • Un redressement n'est pas une fin : l'activité peut continuer sous le contrôle du tribunal (redressement ou sauvegarde).
  • Le geste utile reste le même pour toute entreprise : vérifier son état le jour où l'on verse l'acompte, et échelonner les paiements.

Comparaison avec la série officielle

Chaque mois, notre total est comparé à la série officielle de la Banque de France publiée par l'INSEE (défaillances de la construction, cumul sur 12 mois). Sur 25 mois, notre calcul en retrouve entre 98,2 % et 99,4 % : 14 104 contre 14 351 à fin juillet 2026.

12 mois à finBaromètreSérie officielleÉcart
juillet 202413 94814 067−0,8 %
janvier 202514 71814 820−0,7 %
juillet 202514 54414 704−1,1 %
janvier 202614 26814 478−1,5 %
juillet 202614 10414 351−1,7 %

Méthode

  • Définition : celle de la Banque de France — l'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation judiciaire, comptée à la date du jugement, par entreprise (unité légale). Les sauvegardes sont exclues ; une liquidation qui suit un redressement n'est pas une nouvelle défaillance.
  • Sources (Licence Ouverte 2.0) : BODACC, annonces commerciales (DILA), annonces publiées jusqu'au 18 octobre 2026 ; Stock SIRENE des unités légales (INSEE), 1er octobre 2026 ; Stock SIRENE historique des unités légales (INSEE), 1er octobre 2026. Validation : INSEE, séries 001656095 et 001656101 (Banque de France), mise à jour du 18 septembre 2026.
  • Métier : code d'activité NAF de l'entreprise au répertoire SIRENE à la date du jugement (construction : divisions 41, 42 et 43). Quand l'annonce ne permet pas de retrouver l'entreprise, le rattachement à la construction se fait par l'activité déclarée dans l'annonce : métier « non précisé ».
  • Taux : sociétés (catégories juridiques 5 et 6 de l'INSEE : sociétés commerciales et autres personnes morales immatriculées au RCS) actives au répertoire au 1er août 2025, selon leur état à cette date, qui ont connu au moins une défaillance dans les 12 mois suivants, rapportées à l'ensemble de ces sociétés. Les entrepreneurs individuels n'y figurent pas : une partie de leurs annonces ne porte pas de numéro d'entreprise, ce qui fausserait le taux. Les défaillances de sociétés déjà fermées au répertoire avant cette date (4,3 %) n'y figurent pas non plus. Le répertoire ne dit pas si une société a une activité réelle : une société inactive mais non fermée compte parmi les sociétés actives.
  • Méthode fixe (version 1.0) : les règles de comptage ne changent pas d'un mois à l'autre ; toute évolution sera datée et son effet mesuré. Chaque mois publié est archivé avec l'empreinte des fichiers utilisés.
  • Limites : 4,8 % des défaillances de la construction de la période n'ont pas de numéro d'entreprise exploitable et sont rattachées par l'activité déclarée (métier « non précisé ») ; un jugement publié tardivement s'ajoute après coup à son mois, si bien que les derniers mois peuvent être révisés.
  • Anonymat : seuls des agrégats sont publiés, jamais une liste ; aucun chiffre n'est publié sous 5 défaillances.

Télécharger les données (CSV)

Données du baromètre sous Licence Ouverte 2.0 : réutilisation libre, y compris commerciale, en citant la source et la date de mise à jour.

Citer : « Baromètre AvantAcompte des défaillances du bâtiment, d'après le BODACC (DILA) et le répertoire SIRENE (INSEE), jugements de août 2025 à juillet 2026, mis à jour le 19 octobre 2026. »